Quand apparaît le mot "dessous", la fin du XIXe siècle est proche. Le terme se substitue à celui, bien moins romantique, de linge de corps.
Dentelle, broderie, effets de tissage contribuent à son ornementation. L'adoption du pantalon, fendu pour les dames, fermé pour les demoiselles, mais surtout garni de rubans, de volants, de faveurs, de trou-trous, va faire tache d'huile. Ce "trou avec de la dentelle autour", ainsi que certains le définissent avec grivoiserie en 1902, va se compléter d'autres pièces coquines qui vont faire le bonheur des dames... et de ceux qui les regardent. Mais le corset, dont on dit qu'il modèle les femmes sur le modèle du sablier, entonne son chant du cygne. Jugé trop contraignant, il s'accommode mal des velléités libertaires de la garçonne des Années folles. Quelques couturiers, tels Paul Poiret, Madeleine Vionnet, le bannissent. Parallèlement, le mode de vie change.